mardi 28 octobre 2008

Herb RITTS


LE LIT DE LA VIERGE - Philippe GARREL - 1969. $$$





3 Luxembourg/ 14 octobre 2008

Le film vaut surtout, à mon sens, pour ses plans hallucinés, d'une beauté incroyable, avec une lumière très soignée, un noir et blanc garrelien et Pierre Clémenti...
autant être honnête, j'ai somnolé, mais ce film est de l'ordre du songe, songe qui mêle notre rapport au sacré, à l'autorité et la capacité à devenir quelqu'un. Comme dans LA CICATRICE INTERIEURE, beaucoup de marche donc, d'hommes qui marchent ou qui "vont", à cheval ou à pied, avec ou sans bagage.

jeudi 23 octobre 2008

THE SHOOTING - Monte HELLMAN - 1967. $$$$

Le Champo/ 14 octobre.
Philippe Azoury, Libération : "The Shooting, c'est du Samuel Beckett monté sur pur-sang. Moins un western qu'une hypnotisante dérive. Hellman y invente en direct son idée de la mise en scène : contempler ses héros s'enfoncer dans le paysage et ne plus pouvoir en sortir, avalés par le ventre même qui les a enfantés."

LE MARIAGE DE MARIA BRAUN. Rainer W. FASSBINDER. 1978. $$$






Le Champo/ 13 octobre.
Synopsis.
1943. Maria et Hermann Braun se marient sous les bombes, la veille du départ d'Hermann pour le front russe. A la fin de la guerre, Maria travaille dans un bar fréquenté par les Américains en attendant le retour de son mari.
Un ami lui annonce qu'Hermann est porté disparu, présumé mort. Mais Hermann revient de captivité à l'improviste et surprend sa femme au lit avec Bill, un soldat noir de l'armée américaine. Les deux hommes se battent. Maria tue l'Américain pour protéger son mari.
Hermann passe dix ans en prison après s'être déclaré l'auteur du meurtre. Maria s'endurcit, devient une femme d'affaires décidée à s'enrichir : elle fera tout pour offrir un avenir à son mari lorsque celui-ci sera libéré. Son destin individuel paraît s'identifier à la progression du "miracle économique allemand".
Mais sera-t-elle récompensée par le bonheur?...
(Source : archives.arte.tv)

"LE MARIAGE DE MARIA BRAUN est un film plus compliqué que ce que l'histoire laisse soupçonner au premier abord. Chez Maria Braun, le public a la possibilité d'entrer dans une histoire relativement simple, bien que j'y fasse entrer aussi des choses plus complexes. (...)
Dans une société dans laquelle le problème du bonheur individuel est écrasé, effacé par "l'effort commun", Maria se présente comme une pirate de la félicité privée, comme une anarchiste de l'amour."
R.W. Fassbinder.

mercredi 22 octobre 2008

BRENDA LEE - I'M SORRY.

MURIEL, OU LE TEMPS D'UN RETOUR. Alain RESNAIS .1963. $$$






DVD/ 13 octobre.
"Septembre 1962. Hélène Aughain, femme au début de la quarantaine et antiquaire à domicile, vit à Boulogne-sur-Mer avec Bernard Aughain, son beau-fils qui revient d'Algérie. Elle fait revenir son amour de jeunesse, Alphonse Noyard, un homme dissimulateur, charmeur et habile. Il arrive accompagné d'une jeune femme, Françoise, actrice débutant, qu'il fait passer pour sa nièce. Hélène les accueille et la cohabitation du groupe va s'avérer source de tensions : rémanence du passé propre à chacun, résolution du passé et amours contrariés."

Prix de la critique à la Mostra de Venise 1963.
Coupe Volpi de la meilleure interprétation féminine attribuée à Delphine Seyrig - Mostra de Venise 1963.

(Source : Wikipédia).

VICKY CRISTINA BARCELONA. Woody Allen. 2008. $


Arlequin/ 12 octobre 2008
Loin d'être drôle, loin d'être sensuel, léger et frais comme on a pu l'entendre lors de sa sortie , ce film ne m'a pas beaucoup amusée.

jeudi 16 octobre 2008

BODY SNATCHERS - Abel FERRARA - 1993. $$$





MK2 Parnasse/ 11 Octobre 2008

Je connais assez mal le cinéma d'Abel Ferrara ; je n'avais vu que L'ANGE DE LA VENGEANCE (MS. 45).
Le film fait un effet étonnant puisque de nombreuses choses et détails dans la facture donnent un côté un peu cheap à l'ensemble (esthétique proche d'une série du début des années 90, effets de science-fiction grossiers etc.). En fait, ce sont ces mêmes artifices, que j'ai jugés dans un premier temps lourdaux, qui donnent au film toute sa force. C'est dans ce décor de série télé, héros lisses et beaux, ces effets de science fiction pas très soignés qu'éclôt, au-delà de la volonté d'impressionner, de donner dans le sensationnel, la menace, diffuse, sourde dont le film traite. La lumière du film, jaune et sombre, rend parfaitement compte de cette ambivalence des effets : lumière belle comme un coucher de soleil, lumière terrifiante comme celle dont accouchent les bombardements - ambiance fin du monde (celle d'APOCALYPSE NOW est de celles-là).

KLUTE. Alan J. PAKULA. 1971 $$$





Filmothèque du Quartier Latin/ 10 octobre 2008
Jane Fonda, Oscar de la meilleure actrice. Donald Sutherland, beau et silencieux. Musique lanscinente et brouillard new-yorkais.
"Tom Gruneman a disparu et John Klute mène l'enquête dans le monde des call girls new-yorkaises."

Slim AARONS





BIZ MARKIE - JUST A FRIEND. 1989

mercredi 15 octobre 2008

GUILLAUME DEPARDIEU 1971-2008.





POLA X - Léos CARAX. 1999.
NE TOUCHEZ PAS LA HACHE - Jacques RIVETTE. 2007.
LA FRANCE - Serge BOZON. 2007.

A propos de Pola X, Christophe Honoré signait une critique du film pour le magazine Première et écrivait : "C'est (...) un film impossible à détester, tant il navigue très loin au large, là où si peu de films français se risquent. Objet solitaire mais malheureusement très identifié, une espèce de film de genre, du genre film d'artiste."
C'est à peu près pour les mêmes raisons que j'aime Pola X et que j'appréciais Guillaume Depardieu.

FRENZY - Alfred HITCHCOCK - 1972. $$($)





Grand Action/ 10 octobre 2008
Blagues et costumes de plus ou moins bon goût, le film marque le retour d'Hitchcock sur le sol anglais. L'amusement est le maître mot puisque les gags s'enchaînent et si l'intrigue est intéressante, elle ne suscite pas la fascination. Ambiance ludique, maligne donc, entre pubs anglais, cravates rayées et vestes en tweed à empiècements de cuir.

BONNIE AND CLYDE - Arthur PENN - 1967. $$$




Le Champo/ 10 octobre.
Un générique très beau avec des photos des vrais Bonnie Parker et Clyde Barrow.
Film dont la réussite repose sur un retracement linéaire, sans effet inutile de l'histoire des deux amants criminels, et également sur le talent et la beauté de Warren Beatty et Faye Dunaway.
Notons la présence de Gene Hackman et Michael J. Pollard, eux aussi très bons, dans les rôles de Buck Barrow et C.W. Moss.

vendredi 10 octobre 2008

PETIT A PETIT - Jean ROUCH - 1971. $$$$






"Damouré, qui dirige à Ayorou, avec Lam et Illo, une société d'import-export appelée "Petit à Petit", décide de construire un building et part pour Paris afin d'y voir "comment on peut vivre dans des maisons à étages". En ville, il découvre les curieuses manières de vivre et de penser de la tribu des Parisiens qu'il décrit dans des "Lettres persanes" envoyées régulièrement à ses compagnons jusqu'à que ceux-ci, le croyant devenu fou, envoie Lam sur ses traces. A Paris, Damouré et Lam achètent un cabriolet Bugatti et font la connaissance de Safi, d'Ariane et du "clochard" Philippe. Le groupe décide de repartir en Afrique, construire la nouvelle maison. Mais les deux femmes et Philippe ne parviennent pas à s'habituer à la nouvelle vie et s'en vont. Il ne reste plus aux trois amis qu'à se retirer dans une cabane sur les rives du fleuve et à méditer sur la "société moderne"...

(texte sur www.diplomatie.gouv.fr)

Drôle et attachant, le film a été tourné en 1968 entre Paris et le Niger.

jeudi 9 octobre 2008

THE VIKINGS - Richard FLEISCHER - 1958. $$$




Hier soir, un bien joli film : Les Vikings de Richard Fleischer avec Kirk Douglas, Tony Curtis et Janet Leigh.

J'ai pensé à Star Wars, aux fêtes de fin d'année quand j'étais à l'école primaire (costumes de vikings approximatifs), au talent de Kirk Douglas (que j'adore aussi dans Les Sentiers de la Gloire de S. Kubrick) ; et ce matin, repensé au short de bain et gilet en moumoute de Tony Curtis. <3

mercredi 17 septembre 2008

mardi 16 septembre 2008

Jacob HOLDT - Photographe danois né en 1947.










Biographie (Source : Wikipédia).


Chassé en 1969 du domicile familial par son père, pasteur luthérien, Jacob Holdt part alors au Canada avant de décider de gagner le Chili en auto-stop pour soutenir Salvador Allende.
Ce qu'il découvre aux Etats-Unis le pousse à s'y arrêter. C'est le début de cinq ans de vagabondage sur les routes, à la découverte de l'Amérique sous le prisme de la pauvreté et de l'exclusion, notamment celle des Noirs. De ce voyage dans les coulisses du rêve américain, il a rapporté des milliers de photos prises avec un appareil amateur expédié par son père pour qu'il mette en images ce qu'il racontait dans ses lettres.

Rentré au Danemark en 1976, Jacob Holdt organise une projection de ses diapositives dans son village, projection qui rencontre un grand succès, lui assure une existence médiatique et le conduit à publier American pictures, best-seller illustré de 700 photographies. Il réalise ensuite un diaporama qu'il présente en conférences dans le monde entier.

CAT PEOPLE (LA FELINE) - Jacques TOURNEUR - 1942.







Du cinéma délicieux, comme il n'en existe malheureusement peu ou plus. Film gracieux, le noir et blanc et les jeux d'ombres se prêtent très bien au sujet : une femme devient un félin dès lors qu'elle est soumise à la contrariété...

Scènes-clés :
-au restaurant, une femme à l'allure d'un chat ("elle ressemble à une chatte" dit le mari de l'héroïne) vient à la table de la jeune mariée-féline pour lui dire - en serbe - "tu es ma soeur", très joli.
-la scène de la piscine où la rivale de la féline plonge pour éviter les assauts de la panthère énervée. En sortant du bain, la malheureuse découvrira son peignoir maculé de trous, vraisemblablement laissés par les griffes du félin, ou plutôt donc de "la féline". Cute.
-Avant-dernière scène du film, le psychiatre tente d'embrasser Simone Simon, la transformation de celle-ci en félin est inévitable : on appréciera le gros plan sur le visage de la jeune femme, ses yeux se transformant alors en ceux d'un gros chat.